Les capteurs de rêves


Anya Gallaccio réalise un art de l'éphémère: un champ de fleurs qui meurent tout doucement, une sculpture qui se laisse éroder par la mer, un cube de glace qui fond tout naturellement. Pour la Biennale de Montréal, elle propose un arc-en-ciel.

L'art d'Anya Gallaccio se consume sur place. Il n'appartient pas à la catégorie des objets tangibles. Il est un instant unique, immatériel, comme la liberté. Refusant la pérennité, il est une expérience de l'irrationnel. C'est un objet qui performe et qui, une fois la performance terminée, disparaît. Cet art est insaisissable : il passe comme le temps, comme le bonheur simple, comme une belle idée reçue par les voies du hasard.

 

cv de l'artiste

 


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